On pense toujours aux guerres quand on parle du Moyen âge

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Au Moyen-Age, la peste était présente...
La peste

Mais ce n’est pas la guerre qui tua le plus, non, c’est cette horrible maladie qui continue à faire peur : la peste. Elle emporta à elle seule presque
un tiers de la population européenne, mais ce n’était pas la seule maladie de ces temps anciens…

Vous retrouvez au moment de l’accouchement les maladies de l’enfance avec une mortalité de 250 à 300 pour mille (diphtérie, rougeole, rubéole) ce qui veut dire qu’un enfant sur trois en meurt. La tuberculose, la lèpre ainsi que la malaria et les maladies contagieuses comme la variole qui tua 6000 personnes en seulement 4 mois en Angleterre en 1642. Sans parler de la grippe, virus toujours qui entraîne la mort par complications cardiaques et pulmonaires au Moyen Age et encore de nos jours.

La peste noire arrive d’Orient, par bateau. Des marins malades contaminent Marseille à la fin de l’année 1347. En 1348, Paris est touchée et en 1349 l’Ecosse et une grande partie de l’Europe du nord. La peste peut prendre deux formes :
« Bubonique » transmise par la puce du rat, mortelle dans 75%, en 3 à 4 semaines…
« Pulmonaire » transmise par la salive, l’haleine humaine, la toux humaine, 100% mortelle en 3 ou 4 jours. La peste reviendra en Europe tous les 5 – 10 ans pour disparaître en 1480 et réapparaître au XVIIIe siècle. C’est une catastrophe démographique.

Pourquoi la peste a-t-elle tant tuée, aussi bien les riches que les pauvres ??

Les populations, du Moyen Age sont mal nourries, en raison des disettes fréquentes. Elles sont en mauvaise santé et manquent d’hygiène. Les ordures s’accumulent dans la rue où elles pourrissent et les rats pullulent. La médecine ne comprend pas comment le bacille (qu’elle ignore) de la peste et l’infection se transmettent. Les médecins se protègent en portant un masque en forme de bec d’oiseau contenant des plantes (girofle ou essence de girofle). On condamne les gens à mourir, dans leurs maisons en clouant des planches sur leurs portes et fenêtres. On brûle les vêtements des morts. On fait des processions. On accuse et on pourchasse les soidisant jeteurs de sorts : Juifs et lépreux. On saigne les gens ce qui les affaiblit encore plus et favorise la maladie…

Par superstition les riches portent des émeraudes et des saphirs; les pauvres, eux, portent des pépins de raisin ou un morceau de pain dur trempé dans du vinaigre. En 1475 on prend enfin des mesures efficaces : on nettoie les rues, on brûle les maisons des pestiférés, on isole les malades. Les foires, rassemblements, marchés sont limités par des lois..

On sépare ceux que l’on peut soigner des incurables. On regroupe les patients selon leur maladie. L’image de l’hôpital change : on n’y entre plus pour finir sa vie mais pour y être soigné et en ressortir… Et là, la peste recule car la médecine commence à être efficace. Sauf que, de nos jours,
l’hôpital est un lieu dangereux compte tenu des maladies nosocomiales graves que l’on peut y contracter…
Ce qu’il faut reconnaître c’est que ceux qui ont eu recours aux huiles essentielles au Moyen Age alors qu´elles n’étaient pas, ou très peu, utilisées à l´époque car considérées comme des produits maléfiques, manipulés par des sorcières, ont bénéficié de meilleures chances de survivre. Il en est de même aujourd’hui où les HE sont analysées, classifiées, reconnues pour leur efficacité. Elles réussissent souvent dans des cas où la médecine est impuissante.

Il y a aussi l´histoire des 4 voleurs qui avaient repris la recette inventée au XVIe siècle par les franciscains. Ils se frictionnaient le corps, les mains et le visage avant de dépouiller leurs victimes avec une macération de plantes dans du vinaigre, une potion qui les gardait à l’abri de la contamination. Lorsque les voleurs furent arrêtés, ils révélèrent leur secret pour éviter le châtiment. L’histoire n’a pas retenu leurs noms, mais le remède fut appelé le «vinaigre des 4 voleurs».

La Grande Peste à Marseille

Plus tard, en mai 1720, le vinaigre des 4 voleurs fit à nouveau parler de lui lorsque la grande peste frappa Marseille. Les voleurs dépouillaient les pestiférés en utilisant le même procédé. On comptait alors jusqu’à 1000 morts par jour avant même que la peste bubonique ne soit officiellement déclarée… Malgré sa reconnaissance en pharmacopée et son inscription au codex en 1748, l´usage du vinaigre des 4 voleurs restera longtemps cantonné comme produit ménager…

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