LE SCANDALE HOMEOPATHIE

0
147

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé mardi que la Sécurité sociale cessera de rembourser, à partir de 2021, 30% du prix des médicaments homéopathiques qu’elle paie actuellement.

Dans une interview au journal Le Parisien, il est expliqué que ces 30% seront réduits à 15% en 2020 et à zéro à partir du 1er janvier 2021, selon l’avis de la Haute Autorité de Santé (HAS) qui, dans un récent rapport, décourageait le remboursement de ces produits.
L’étude, commandée à cet organisme public indépendant en août dernier par le gouvernement, affirme qu’elle est “défavorable au maintien du remboursement de l’homéopathie“, après une évaluation scientifique de neuf mois.
J’ai toujours dit que je suivrais l’avis de la HAS et j’ai donc décidé d’entamer le processus pour arrêter complètement les remboursements“, dit Buzyn. Elle a aussi dit “Le problème de l’homéopathie est qu’elle n’a jamais été évaluée comme les médicamentsmais en réalité, l’homéopathie a déjà été testée scientifiquement comme médicament.

Non moins de 75 essais cliniques concernant 48 problèmes de santé ont par exemple été référencés par le Dr Robert Mathie, de l’Institut de recherche sur l’homéopathie, à Londres. Malheureusement, ces évaluations n’ont pas été passées en revue par les autorités sanitaires.

Si la décision n’est pas mise en œuvre avec effet immédiat, c’est pour “donner du temps à la pédagogie”, pour accompagner les patients et pour donner une marge de manœuvre à l’industrie. La mesure de la santé est basée sur les résultats que la HAS a clairement indiqué dans son rapport après avoir étudié les effets de l’homéopathie sur 24 pathologies, comme l’anxiété, les verrues plantaires, l’oncologie ou les infections respiratoires. Il a estimé que ces médicaments n’ont pas démontré scientifiquement une efficacité suffisante pour justifier un remboursement. Parmi les raisons invoquées pour justifier son opinion figurent le “manque de preuves d’efficacité” ou ” l’absence d’une étude solide pour évaluer son impact sur la qualité de vie du patient“.

La France rembourse une partie des médicaments homéopathiques depuis 1984.
À noter tout de même que les médicaments homéopathiques dans les dépenses de santé représentent à peine 0,3 % du montant total des remboursements de médicaments et 0,14 % des dépenses de l’Assurance maladie (source CNAMTS).

Selon les chiffres du ministère, on compte actuellement 20 000 médecins généralistes spécialisés en homéopathie, même si, selon le ministre, la volonté du gouvernement n’est pas d’interdire leur utilisation ni leur enseignement. Pourtant 75% des Français sont opposés au déremboursement des médicaments homéopathiques (source : IPSOS 2003).

Agnès Buzyn espère que la décision servira également à créer un débat sur l’utilisation des médicaments et à réduire leur consommation. “Si l’homéopathie était utile, nous continuerions à la rembourser. Nous le faisons déjà avec des médicaments innovants et nouveaux, qui sont très chers, mais dont nous assumons le coût parce qu’ils sont efficaces”.

Peut-être parle-t-elle du Prolia, médicament prescrit contre l’ostéoporose avec la seringue à 187 euros ! Pourtant, ce remède miracle prescrit à 90 000 Françaises contre la fragilisation des os à la ménopause, engendre des fractures vertébrales multiples quand on interrompt le traitement.

La revue Prescrire a dévoilé récemment sa nouvelle liste de médicaments évalués “plus dangereux qu’utiles”. Ces médicaments sont à éviter en raison des risques sanitaires graves que les patients subissent, avec de nouveaux venus comme le Décontractyl ou du Toplexil contre la toux mais c’est l’homéopathie qui trinque. Elle est belle la France avec ces industries pharmaceutiques qui tirent les ficelles derrière nos politiciens…

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here